Le mot du Président – Mars 2015

 

Chers collègues, chers bénéficiaires,

Il faut vraiment être optimiste pour essayer de voir une note d’espoir dans ce premier trimestre qui s’achève. Les fêtes à peine passées, la société française a été fortement choquée par les attentats parisiens.

La mobilisation des citoyens qui a répondu à ces actes barbares lors de la manifestation du 11 janvier, entendait défendre nos valeurs laïques et républicaines et principalement la liberté d’expression.

Malheureusement, dès ce jour, la classe politique a largement tenté de récupérer l’élan populaire et en a détourné la sincère indignation. Ce ne sont depuis que cris de haine contre « l’autre » que l’on entend de la part des extrémistes religieux de toutes confessions mais aussi des nationalistes de tous bords.

Alors que ces événements tragiques auraient dû unir la société française autour de valeurs morales et humanistes, les extrémismes religieux exacerbent les tensions sociales à travers les peurs raciales irrationnelles que récupèrent et amplifient les partis d’extrême droite.

La séparation des églises et de l’état est inscrite dans la loi française depuis 1905. Malgré cette séparation, notre société laïque garantit à travers cette loi la liberté de culte pour chacun mais également et surtout la liberté pour chaque citoyen de ne croire en aucun dieu.

Les interventions religieuses de plus en plus fréquentes contre la laïcité de la république mais aussi contre les réformes progressistes mises en place depuis l’après-guerre, ou plus récemment, sont inacceptables.

Alors que la journée des droits des femmes vient de passer, il faut bien être conscient que la plupart des textes religieux sont bloqués au jour de leurs écritures et qu’elles n’accordent aucun droit aux femmes si ce n’est celui d’enfanter.

Les prochaines élections départementales devraient porter le débat sur les conditions de vie locales des citoyens, sur les nécessaires équipements scolaires, gages d’émancipation de nos enfants, sur le développement du tissu économique et touristique de nos départements ruraux… Il n’en est rien, le seul débat fortement relayé par les médias est celui du repli nationaliste qui ne peut pourtant qu’apporter régression sociale et sociétale.

Cependant, porté peut être par l’espoir né lors des élections en Grèce et par la forte mobilisation lors des élections de CMCAS, je suis persuadé que les électriciens et gaziers sauront prendre leurs responsabilités lors des élections départementales des 22 et 29 mars car l’abstention ne peut faire que le jeu de l’extrême droite.

Lors des élections de CMCAS, les électriciens et gaziers ont choisi une équipe porteuse d’un projet politique pour leurs Activités Sociales de proximité. Pour que ce projet devienne celui de la CMCAS pour les trois ans à venir, notre fonctionnement démocratique prévoit qu’il soit débattu et amendé par les bénéficiaires lors des Assemblées Générales de SLVie puis par celle de la CMCAS.

Ainsi ce projet vous sera présenté lors de votre AG de SLVie qui se déroulera, selon le calendrier joint, entre le 7 et le 24 avril. Il est indispensable, pour qu’il réponde réellement à vos attentes et vos besoins, que chacun d’entre vous participe à ces échanges et à sa construction.

Le projet qui vous sera présenté par vos élus est encore en discussion et sera proposé par le Conseil d’Administration du 31 mars. Il s’articule autour d’axes forts :

  • Continuer à développer le lien social et la solidarité,
  • Prendre en compte les besoins de santé de tous les bénéficiaires,
  • Développer la proximité et des activités intergénérationnelles et émancipatrices,
  • Améliorer l’accueil des nouveaux arrivants et faciliter leur intégration,
  • Adapter les participations financières des bénéficiaires selon la réponse aux besoins et la cohérence avec les valeurs de la CMCAS.

En attendant de vous rencontrer lors des prochaines AG de SLVie, j’ai proposé à la vice-présidente, Aurore Hernandez, d’intervenir dans cet éditorial dans le cadre de la journée des droits des femmes.                                               

 Frank Barailler

 

Le mot de la Vice-Présidente   : Et si on y croyait tous ensemble ?

 Aragon l’a écrit, Ferrat l’a merveilleusement chanté : « La Femme est l’avenir de l’Homme » et quand on y regarde de plus près, ces poètes n’avaient-ils pas raison ?

Pourquoi les hommes célèbrent-ils alors une journée de la Femme ? Peut-être parce que ça vaut mieux en l’officialisant. C’est comme la parité…si elle n’est pas légiférée, elle n’est pas appliquée !

Pour autant, évitons les dérives et les bêtises en traduisant cette unique journée, par plus de courtoisie, plus d’attention…toutes ces futilités que la société veut bien concéder aux femmes le temps d’un 8 Mars !!

Il n’est pas question pour autant de tomber dans un vulgaire sexisme, n’utilisons pas les mêmes remèdes aux mêmes maux ! Non, soyons tous concernés par les inégalités (de salaires, de déroulements de carrière, de précarité…) entre les hommes et les femmes dans notre société dite moderne !

La journée internationale de la femme ne date pas d’hier, elle est issue des luttes féministes depuis 1909 et reprise par les Nations Unies qui officialisent la journée des droits des femmes en 1977 ! Il aura fallu presqu’un siècle pour voir émerger les consciences et avancer les mentalités.

            Si la femme est l’avenir de l’Homme, alors il est grand temps de lutter, d’agir, de construire TOUS ENSEMBLE un avenir qui ne soit pas sans lendemain.

Aurore Hernandez