Le mot du Président, Avril 2017

Cher-e-s bénéficiaires,

L’avenir des salariés s’annonce bien sombre si on se fie à la lamentable campagne électorale que nous subissons en ce début de printemps.

Les candidats de la droite et de l’extrême-droite, même rattrapés par les affaires judiciaires pour l’utilisation frauduleuse des finances publiques, tout comme les deux candidats pour lesquels le parti socialiste se déchire, n’offrent aucunes perspectives optimistes pour les salariés français. Seul le patronat se frotte les mains, convaincu de la victoire de la politique ultralibérale portée par tous ces candidats largement soutenus par la presse nationale et partisane.

Il me semble que seule la France Insoumise, née du rassemblement du mouvement citoyen du printemps 2016 avec les forces de progrès, propose une alternative crédible aux politiques libérales européennes. Malheureusement, ce rassemblement ne dispose pas de la même bienveillance médiatique que les grands partis politiques asservis à la finance.

Au sein même de nos entreprises des IEG, le gouvernement vient une fois de plus de démontrer sa servitude au patronat.

En effet, après être intervenu dans les négociations sur le financement des Activités Sociales en nous promettant une légère rallonge de 10 millions d’euros, le gouvernement vient de décider unilatéralement une baisse des cotisations CAMIEG pour la section des actifs.

Par cette baisse, de 0.06% pour les salariés (soit 1,5 € pour un salaire de 2500 €) les employeurs, avec – 0.11%, vont récupérer les millions d’euros qu’ils ont lâchés dans la négociation sur les Activités Sociales.

C’est aussi une nouvelle dégradation de la solidarité entre actifs et inactifs, alors que les excédents de notre régime pourraient permettre d’améliorer les remboursements CAMIEG pour tous. Pour rappel, une augmentation de la prise en charge complémentaire par CAMIEG pourrait aussi nous permettre de baisser la prise en charge par la sur-complémentaire MUTIEG et donc les cotisations à la CSM/A et CSM/R à laquelle certains inactifs n’adhèrent pas à cause du coût.

Comme je l’abordais plus haut, les négociations sur le financement des Activités Sociales sont terminées et nous attendons le décret modifiant l’article 25 de notre Statut. Le nouveau mode de calcul devrait permettre de pérenniser notre dotation en stoppant la baisse du 1%. Mais, avec des prélèvements prévoyant de 400 à 420 millions, nous sommes loin de couvrir les besoins des bénéficiaires estimés à 500 millions.

C’est pourquoi la négociation de Branche qui va s’engager sur les moyens bénévoles, matériels et humains, alloués par les employeurs aux CMCAS, va être encore plus importante. Selon le résultat de cette négociation, notre CMCAS pourra être pérennisée ou comme je l’annonçais en début d’année, contrainte de réfléchir à une organisation nouvelle qui ne pourra garantir la proximité que vous connaissez aujourd’hui.

Je vous invite à venir vous informer, échanger et participer à la construction de vos activités sociales de proximité lors de l’AG de vos SLVie dont le calendrier est joint à cet envoi.

Frank BARAILLER