MOT DU PRÉSIDENT

Cher-e-s collègues, cher-e-s bénéficiaires,

Socialement, le 1er trimestre 2019 a fortement ressemblé à l’automne 2018 : les citoyens expriment dans la rue leurs attentes, sociales, sociétales, écologiques, et la classe dirigeante réprime les manifestations en faisant semblant d’écouter à travers un « grand débat » porté par un chef de l’état bien décidé à suivre sa ligne politique en faveur des plus riches.

Le système « Macronien » est bien rodé :

-         avec l’appui permanent des médias, dénoncer l’irresponsabilité de ceux qui manifestent,

-         montrer la force du gouvernement en réprimant ces « irresponsables » pour tranquilliser l’électorat  conservateur et nationaliste,

-         faire semblant d’écouter en lâchant quelques miettes tout en expliquant que chacun doit faire des efforts,

-         continuer au parlement la réforme libérale de notre société en faisant disparaitre les protections sociales et les services publics.

Le gouvernement a ainsi annoncé la privatisation ou la vente de parts pour Aéroports de Paris, la Française des Jeux et ENGIE (ex GDF-Suez).

Sur le champ de nos Industries électrique et gazière c’est également la mise en concurrence des concessions hydrauliques qui est en débat à l’Assemblée Nationale. Aujourd’hui, la plupart des partis politiques, de gauche comme de droite, s’opposent à ces privatisations incohérentes pour la gestion des ressources en eau et en énergie. Seuls le gouvernement et ses députés de La République En Marche s’entêtent dans une posture libérale de privatisation, et refusent la mise en place d’un « service d’intérêt économique général » pourtant conforme aux directives européennes et qui permettrait de maintenir la gestion des aménagements hydroélectriques dans le giron public.

La Cour des Comptes, démontrant encore  son manque d’impartialité et d’indépendance,  prépare l’opinion publique aux prochaines attaques annoncées contre notre statut avec son nouveau rapport.

Ce rapport stigmatise la rémunération et les avantages « exorbitants » des agents… Serait-ce pour faire porter aux salariés des IEG la responsabilité des augmentations des tarifs régulés, +5.8 % pour le gaz à l’automne et + 6 % pour l’électricité en juin ?

Il semble utile de rappeler que ces augmentations des tarifs ont pour réel objectif de permettre aux concurrents privés de prendre des parts de marché en proposant des tarifs inférieurs aux tarifs réglementés mais aussi que la rémunération des salariés ne représente que 4% de la facture des usagers, que les actionnaires ont reçu 24.5 milliards en 10 ans et que l’avantage énergie est déclaré aux impôts et ne coute donc rien à la collectivité.

Le gouvernement continu d’opposer les citoyens entre eux afin de pouvoir réformer la société. Dès le printemps ce sera le tour du régime solidaire des retraites de passer à la moulinette du libéralisme.

Du coté des Activités Sociales et principalement de votre CMCAS, grâce à une profonde modification dans notre organisation, nous devrions réussir à maintenir le niveau d’activité et la réponse aux besoins des bénéficiaires pour l’année 2019.

Le fonctionnement de notre CMCAS et notamment des structures des élus et mandatés mises en place pour répondre aux exigences de l’accord sur les moyens bénévoles est viable grâce aux heures attribuées en plus par les fédérations syndicales. Les fédérations ont alloué pour leurs administrateurs locaux :

-         CFE-CGC     0 heure

-         CFDT            84 heures

-         CGT              1723 heures

-         FO                 70 heures

Il est à noter que seule la CGT a réellement pris en compte le besoin des petites CMCAS désormais dépourvues d’heures pour les  membres du Bureau. Des baisses sont encore prévues en 2020 et 2021 et l’accord suivant ne sera sûrement pas plus ambitieux. Avec la mise en place en fin d’année des nouvelles IRP et la baisse drastique des temps syndicaux, la CGT ne pourra pas soutenir seule très longtemps les petites CMCAS.

Dans ces conditions, quel avenir pour notre CMCAS ? Quel avenir pour nos structures démocratiques locales que sont les SLVie ? Que devient le lien social ? Comment porter la solidarité ? Quelles activités de proximité demain ?

Toutes ces questions, auxquelles nous allons devoir répondre collectivement, m’amènent à vous inviter, plus que cela même, à vous inciter vivement à participer aux Assemblées Générales de vos SLVie qui se tiendront du 23 avril au 20 mai et dont le calendrier et les convocations vont vous parvenir prochainement.

La participation à l’AG de la SLVie est un droit acquis et le statut autorise une heure de détachement pour chaque agent. L’exercice de ce droit démontre aussi aux employeurs l’attachement de chacun d’entre vous à notre modèle social démocratique.

En plus des questions évoquées plus haut, nous échangerons également sur les sujets de protection sociale, CAMIEG et Couverture Supplémentaire Maladie, AG de la CMCAS le 7 septembre avec la fête de la CMCAS le 7 et 8 septembre mais aussi de toutes les actions et activités à construire ensemble pour répondre aux attentes des bénéficiaires.

Notre CMCAS est très dynamique grâce à l’implication de nombreux agents actifs et inactifs dans la construction quotidienne d’activités de proximité. C’est en échangeant lors des AG que nous pourrons maintenir cette dynamique et continuer d’innover  socialement afin d’assurer la pérennité de notre modèle basé sur la solidarité.

Frank Barailler

Dernière Minute :

Enedis vient de nous informer que le loyer de la CMCAS passait au 1er janvier 2019 de 4 400 € à plus de 26 000€ !!!!

Cette fois la question de notre existence est réellement posée… Présence indispensable lors des prochaines réunions